La genèse
En 1984, une dizaine d’étudiants de l’Edhec fondent l’association Prix de Court et créent le Festival National du Film Court de Lille avec deux idées en tête : reprendre la suite de l’ancien festival de court métrage lillois et sauver la salle de cinéma de l’Arc-en-Ciel, en grande difficulté financière. Au bout de quelques années, la salle de l’Arc-en-Ciel disparaît mais le Festival du Film Court de Lille perdure et s’installe dans d’autres salles. Année après année, le Festival gagne en renommée localement et nationalement : de plus en plus de lillois se déplacent sur le Festival et de plus en plus de réalisateurs envoient leurs films au comité de sélection.
Le développement du Festival
Dès la 3ème édition, le terme « national » disparaît du nom de la manifestation, qui devient donc le Festival du Film Court de Lille.
Le pôle Jury n’apparaît qu’à la 5ème édition. Jusque là, les membres du jury était essentiellement des réalisateurs primés les années précédentes. On retient notamment Cédric Klapisch et Tom Novembre (membres du Jury du 4ème) ainsi que Nathalie Baye qui fut la première marraine du Festival à l’occasion de la 6ème édition (il n’y en avait pas jusque là).
Le Festival se développe et plus de 2.000 spectateurs se déplacent au Métropole en 5 jours lors de la 6ème édition.
Le Festival s’installe dès la 8ème édition à l’UGC, qu’il ne quittera pas depuis. Peu à peu, le Festival reprend vie et avec les bons résultats (spectateurs et situation financière).
Les 13 et 14ème éditions font partie des plus belles de l’histoire du Festival. Plus de 5.000 spectateurs participent au Festival qui devient de plus en plus connu au niveau national et attire de plus en plus de professionnels. Les finances se portent bien avec une grande participation financière des acteurs institutionnels publics et de sérieux partenaires privés.
A l'occasion de la 17ème édition, le Festival se relance notamment grâce au MALIFIC (MArché LIllois du FIlm Court) où se rencontrent des diffuseurs de courts métrages et des producteurs afin que les premiers achètent les droits de diffusion des films que présentent les seconds. Le Festival s’installe également au Majestic tout en restant fidèle à l’UGC. Près de 6.000 spectateurs participent au Festival.
Le renouveau
Après quelques années de stagnation, le Festival amorce un tournant majeur lors de la 24ème édition. La dénomination du Festival rebutant de nombreux spectateurs potentiels et des partenaires privés, « effrayés » par le terme « court métrage », le Festival change donc de nom et devient le Festival du Cinéma Européen de Lille. Pour la première fois depuis des années, le Festival programme des longs métrages, en séances thématiques, la compétition restant réservée au format court, uniquement européen dorénavant.
Lors des soirées thématiques, les longs métrages sont précédés d’un court métrage sur le même thème ou du même réalisateur pour faire le pont entre les deux formats et montrer que le court métrage est un art à part entière, pas seulement un tremplin vers le long, dont il serait le parent pauvre. Cette initiative est très bien accueillie par la DRAC et le CNC ainsi que par les spectateurs.
Le Festival connaît d’autres innovations. Un chapiteau est édifié sur la place de la République en ouverture du Festival et propose des animations aux lillois autour de la culture européenne et du cinéma.
Le Festival s'installe également au Fresnoy à Tourcoing. Magnifique surprise : 800 personnes se déplacent en trois jours. En termes de chiffres, la fréquentation repart à la hausse : plus de 3.500 spectateurs payant (plus 200 accrédités) et autant de participants aux animations de la place de la République.
Fort du succès de la 24ème édition, Prix de Court fête en 2008-2009 son quart de siècle et tente à cette occasion de développer les projets mis en place lors de la 24ème édition.
Les lieux de diffusion se multiplient (de 2 à 4), le Festival investit en effet pour la première fois l'Institut Libre de Marcq en Baroeul et le Duplexe à Roubaix. L'UGC de Lille et le Fresnoy à Tourcoing restant les lieux principaux du Festival.
Dans la continuité de la 24ème édition, le Village des Animations et de la Culture s'agrandit considérablement et passe d'un grand chapiteau en 2008 à 8 tentes et une scène proposant au public concerts, expositions, tentes associatives ainsi qu'une boite noire permettant aux participants de regarder quelques courts métrages, véritable premier pas sur le Festival.
Pour sa 26ème édition, le Festival entend bien profiter de la dynamique positive qui a été la sienne lors des deux dernières années.
Le Festival investit ainsi pour la première fois le Cinéma de l'Univers à Lille, à l'occasion de sa première Nuit du Court, projection continue de la sélection européenne du Festival.
Un espace professionnel de rencontre est également mis en place. A destination des professionnels de l'audiovisuel mais également du public, ce lieu propose ainsi aux accrédités, des espaces de visionnage incluant la totalité des films reçus par l'association lors de cette 26ème édition, mais également un espace « rencontres » destiné à favoriser le partage et l'échange entre le public et les réalisateurs présents.
Au total, plus de 1020 courts métrages ont été reçus cette année par le Comité de Sélection. Cette hausse représente une évolution majeure pour le Festival, synonyme de notoriété à l'échelle nationale comme européenne (60% des films reçus étant européens, non français).

